Traduction :
Le site des conseils aux voyageurs pour l'Amazonie et pour les Guyanes.

Conférences – Enseignement – Médias – Projets divers

Mes projets de conférences et de formation de juin à décembre 2016. Résumé en images de certaines de mes activités de 2013 à mai 2016.

Résumé en images de certaines de mes conférences, formations et expéditions, réalisées entre 2013 et mai 2016.

 

Résumé de mes conférences, formations et expéditions, prévues de juin à décembre 2016. 

  • 1er Congrès équatorien de gestion de la faune sauvage et 4ème Congrès Équatorien de Mammalogie. Université de Santa Helena – Équateur.

10 juin : intervention en tant qu’invité spécial : “Révision des principaux risques sanitaires en relation avec la gestion de la faune sauvage au contact du milieu ambiant. Conseils utiles sur le terrain et en laboratoire ».

  • Université Pontificale Catholique d’Équateur – Quito (PUCE).

14 juin : conférence grand public (sujet à préciser avec le Rectorat).

16-18 juin : cycle de conférences sur les animaux venimeux d’Amazonie.

20-24 juin : cours théoriques et pratiques à la station biologique de la PUCE dans le Parc Yasuni – Amazonie équatorienne.

  • Cycle de conférences à l’Université Technologique colombienne de Quibdó (Chocó).

Juillet (date à préciser) : thèmes en cours d’évaluation avec le rectorat.

  • Conférences sur les risques sanitaires liés à la faune à l’hôpital de Timbiqui.

Juillet (date à préciser) : conférences sur la santé à l’hôpital de Timbiqui.

  • Organisation Mondiale de la Santé / Organisation Panaméricaine de la Santé (OMS/OPS). En collaboration avec les Ministères de la Santé et des Cultures et Tourisme. La Paz – Bolivie.

Octobre (date à préciser) : le néo tourisme chamanique en Amérique du Sud et les conséquences pour la santé physique et mentale du voyageur de l’usage des plantes hallucinogènes durant la cérémonie de l’ayahuasca.

  • Université Autonome du Béni “José Balivián” – Cursus de Médecine Humaine et de Médecine Vétérinaire (Trinidad – Bolivie).

31 octobre – 04 novembre : séminaire médical : cycle de conférences théoriques et pratiques pour les étudiants des deux cursus.

  • Groupe d’Intervention des Forces Spéciales de l’Armée de Terre bolivienne (F10). Chaparé – Bolivie.

Novembre (10 jours – date à fixer) : formation sur la gestion de stress et la psychologie en milieu hostile amazonien.

  • Centre d’Instruction de Guerre en Forêt : (CIGS). Manaus – Brésil.

Novembre : premiers contacts prévus sur place afin de présenter des thèmes de conférence spécifiques.

17-20 décembre 2014 : voyage à Puno (Lac Titicaca péruvien). Projet d’appui à la population de San Pedro Caapi los Uros et de protection de l’avifaune de la réserve Nationale Titicaca..

ICONOGRAPHIE A VENIR

17-20 décembre : second voyage après celui, exploratoire, qui se déroula du 28 septembre au 04 octobre 2014.

Se reporter pour plus de détails sur ce projet à la page d’accueil. Cliquer sur l’onglet « Thèmes » puis sur l’onglet « Conférences – Enseignement – Médias – Projets divers » et enfin visionner la période du 28 septembre au 04 octobre 2014. 1er projet : Réserve Nationale du Titicaca (baie de Puno). On pourra y prendre connaissance des objectifs du projet, à la fois humanitaires puisqu’il s’agit d’améliorer le mode de vie de cette population composée de quelques 300 membres et de préserver l’avifaune de la RN Titicaca.

Ce second voyage m’a permis de rencontrer à nouveau Victor Hugo APAZA, le Directeur de la Réserve Nationale Titicaca et Aurélio QUISPE, le Président de la communauté de Kapi Uros (ou Caapi Urus). La difficulté de la mise en place du projet reposait sur le fait que l’introduction de « cochons d’Inde » (Cavia porcellus – Caviidae), considérés comme « animaux exotiques » ne pouvait avoir lieu à l’intérieur de la RN Titicaca comme prévu initialement. Le projet paraissait donc impossible dans de telles conditions.

J’ai pu savoir finalement que la communauté de Kapi Uros était propriétaire d’un terrain de 37 hectares très peu exploité, en bordure de la Réserve. Avec Aurélio, je me suis rendu sur place, à quelques km du village de Huata au lieu-dit « Morro viejo » (« vieille colline »). Sur place j’ai pu rencontrer Clémente SUANA QUISPE, le frère aîné d’Aurélio, gardien des lieux, qui vit de ses maigres cultures produites sur place. Il vit sur un monticule relativement grand, en bordure du Lac Titicaca, à l’abri des montées des eaux en saison des pluies. Durant les hautes eaux, les embarcations peuvent assurer la liaison entre la population de Kapi Urus et « Morro viejo ». Le plus intéressant, c’est que Clémente dispose d’un « moto carro » qui lui permet en toutes saisons de rejoindre Huata par une piste de 7,5 km puis Puno par la route asphaltée. Il montre une bonne disposition pour s’occuper de l’élevage des « cochons d’Inde » (« cuyes ») en concertation avec les autres membres de la communauté de Kapi Uros, dont il fait partie malgré son relatif éloignement. L’endroit me semble également parfait pour installer un élevage de « cuyes » ici. Tout autour, la terre pourrait produire sans aucune difficulté de l’avoine et de l' »alfafa », (une plante dont je n’ai pas retrouvé la traduction en français), propices à l’alimentation des rongeurs, sans oublier la « totora », le roseau du Lac dont ces animaux raffolent lorsqu’il est réduit en poudre.

De retour à Puno, le Directeur de la RN Titicaca m’a montré son intérêt, une fois le projet constitué, de signer un protocole d’accord avec la communauté de « Kapi Uros », les engageant, en contre-partie, et c’est là l’intérêt de ma démarche, à réduire sensiblement la pression cynégétique aux dépens des oiseaux sauvages de la RN et à ne plus ramasser leurs œufs, sauf pour des rituels ou des célébrations particulières.

Ce projet n’en est qu’à ses débuts. Je dois me rendre à Juliaca et à Arequipa voir une machine à moudre les plantes qui doivent nourrir les cobayes, réaliser une étude de marché (déjà entamée à Puno), établir le coût globale de l’opération, qui devra inclure le coût de la construction de l’élevage, l’achat des couples reproducteurs, la formation de ceux qui seront chargés de l’élevage (production mensuelle estimée dans un premier temps à 500 animaux vendus vivants), l’achat de produits vitaminées et la supervision ponctuelle d’un vétérinaire.

Le budget de ce projet devra être trouvé par le financement participatif en faisant appel à des sites de « crowfunding » sur internet.

Du chemin reste encore à parcourir…

06-16 décembre 2014 : intervention médiatique sur la protection des PIAVCI (Peuples Indigènes en Isolement Volontaire et en Contact Initial) à Puerto Maldonado. Amazonie péruvienne. Préparation d’une conférence sur les peuplades isolées pour l’UNAMAD (Université Nationale de l’Amazonie du Madre de Dios).

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Romel PONCIANO, Président de la communauté Yiné de Monte Salvado, établie sur les berges du rio de Las Piedras, en limite de la Réserve attribuée à la peuplade isolée des Mashcos Piros, exhibant une flèche décochée sur l’un des villageois de Monte Salvado en octobre 2014. Puerto Maldonado -10 décembre 2014. C’est lui qui a pris le 24 octobre 2014 les photographies des membres de la tribu isolée des Mashcos Piros (voir ci-dessous) qui ont fait apparition ce jour-là face à son village. Poussés par la faim, les Mashcos Piros ont également demandé des marmites, des machettes et des cordages. Ces documents, qui m’ont été confiés en tant que porte-parole du peuple Yiné au niveau national comme au niveau international, restent la propriété de la communauté Yiné de Monte Salvado et ne peuvent être utilisées sans la volonté de leur auteur.

  EN COURS DE RÉDACTION

Je suis correspondant scientifique du quotidien régional du Madre de Dios « Don Jaque » et à ce titre également spécialiste des thèmes indigènes. Je suis aussi porte-parole officiel au niveau national et international de la communauté amérindienne Yiné… (Amazonie péruvienne).

06-16 décembre : voyage à Puerto Maldonado, capitale de l’Amazonie du Madre de Dios péruvien, pour aider le peuple Yiné.

Trajet aller : La Paz- Cobija (Bolivie) par avion puis trajet terrestre, de Brasileia (Brésil) jusqu’à Assis (Brésil) en taxi collectif. Trajet terrestre d’Iñapari (Pérou) à Puerto Maldonado en taxi collectif.
Trajet retour : Puerto Maldonado jusqu’à Cuzco en bus, Cuzco jusqu’à Puno en bus, Puno jusqu’à Copacabana (Bolivie) puis jusqu’à La Paz en bus.

Mes objectifs :

1) aider et protéger les communautés indigènes Yiné des incursions agressives de groupes tribaux Mashcos Piros, peuplades en isolement volontaire (nommées PIAV ou Pueblos Indigenas en Aislamiento Voluntario).

2) trouver des solutions plus adaptées au mieux vivre des peuplades isolées et des autres communautés indigènes,

3) convaincre, par une conférence intitulée « Y a-t-il un futur pour les PIAV ? Utopie ou réalité transitoire ? », suivie d’un forum débat, prévue en février 2015 à Puerto Maldonado, les autorités péruviennes de changer une Loi (Loi 2006). Cette manifestation se fera sous l’égide de l’UNAMAD (Universidad Nacional de la Amazonía del Madre de Dios).
La Loi 2006 (Loi n° 28736 du 24 avril 2006), interdit tout contact avec les amérindiens isolés alors que certains de leurs groupes sortent de leur isolement volontaire, poussés par la faim en demandant un appui qui leur est donc légalement refusé, met gravement en danger les autres communautés indigènes établies dans leurs territoires de chasse et donc exposées à leurs raids de plus en plus violents comme le dernier, survenu le 18 décembre 2014 à Monte Salvado, le dernier village Yiné du rio de Las Piedras, affluent du rio Madre de Dios.

20 août – 05 septembre 2013 envisageant une expédition sur les traces de Fitzcarraldo, un célèbre patron cauchero du début du 20ème, je devais me rendre à Puerto Maldonado et contacter Jorge PAYABA, ancien Président de la FENAMAD (Federación Nativa del Madre de Dios). Jorge me fit part des risques de conflit entre le peuple Yiné, reparti en plusieurs villages et le peule Mashcos Piros, composé d’amérindiens en isolement volontaire.

Lien avec un diaporama sur les Mashcos Piros

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Lien PDF. carte sur les dernières apparitions des Mashcos Piros dans le Madre de Dios

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Carte de la région concernant les Mashcos Piros. Entourée de rouge, la Réserve territoriale accordée en 2002 à cette peuplade. Les taches verte et rouge concernent respectivement les communautés Yiné de Nueva Oceania et de Monte Salvado dont les Présidents ont été contactés par moi-même en décembre 2014. Les icônes représentant un amérindien avec un arc localisés hors réserve situent les lieux où les Mashcos Piros sont apparus en 2013 et 2014. Depuis de nouvelles apparitions ont eu lieu à Monte Salvado dont la dernière le 18 décembre 2014.

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En compagnie de la communauté Yiné de Nueva Oceania, sur les berges du rio Tahuamanu. Ils craignent des attaques de la part des Mashcos Piros qui ont déjà investi leur village, détruisant le contenu de leurs cases, dérobant certains objets comme marmites, machettes et cordes, et tuant leurs animaux domestiques.

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Enrique AÑES, Président de la communauté de Nueva Oceania, exhibant avec d’autres Yiné une carte délimitant leur territoire, montrant l’avancée des bûcherons et les lieux où les Mashcos Piros se sont manifestés.

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Puerto Maldonado – 10 décembre 2014. En bas de la page de garde du quotidien régional du Madre de Dios DON JAQUE, dans l’image intitulée « Gran Preocupacion », je figure en compagnie des Présidents des communautés Yiné et de Julio CUSURICHI, Prix Nobel de l’Ecologie « The Goldman Environmental Price ». Voir article page suivante.

Don Jaque 10 12 2014_Pagina_2Lien PDF article DON JAQUE du 10 12 2014

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L’invasion des Mashcos Piros dans la communauté de Monte Salvado a généré un énorme traumatisme chez les indigènes Yiné. Lien PDF article DON JAQUE du 22 12 2012 2

23 12 2014

Les Yinés de Monte Salvado se sont réunis à Puerto Maldonado pour envisager une évacuation et un abandon définitif de leur village en raison des risques encourus. Lien PDF article DON JAQUE du 23 12 2012

26 12 2014

L’évacuation presque totale des amérindiens de Monte Salvado est la conséquence d’intrusions des Mashcos Piros que je n’avais cessé de prédire auprès des médias locaux. Il est à redouter malheureusement des actes de violence et de pillage de plus en plus nombreux, pouvant mettre en péril la vie des membres de diverses communautés dont celle des Mashcos Piros. Lien PDF article DON JAQUE du 26 12 2012

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Interview sur radio Tropical et débat sur le futur des peuplades isolées du Madre de Dios et les conséquences néfastes de leurs intrusions massives dans les communautés Yiné. Puerto maldonado; 15 décembre 2015.

15 12 2014 (3)

Radio Tropical, un média engagé dans la problématique des peuplades en isolement volontaire et dans le traitement de cette problématique récurrente pour les politiques.

 

 

 

 

 

 

 

 

16 12 2014

Interview sur RADIO INDICIOS en compagnie de Julio CUSURICHI, leader indigène d’origine Shipibo, sur le thème des relations conflictuelles émergentes entre peuplades isolées et communautés indigènes établies. Puerto Maldonado – 16 décembre 2014

15 12 2014

Interview sur LEGAL TELEVISION en compagnie de Teodoro Sebastian MONTES, qui fut Président de la communauté Yiné de Monte Salvado. L’entretien a porté sur les risques de conflits meurtriers avec les Mashcos Piros, amérindiens avec lesquels Teoodoro a été plusieurs fois en contact à Monte Salvado. Puerto Maldonado – 15 décembre 2014.

Lien PDF. UNAMAD mémoire de gestion 2013

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19-29 novembre 2014 : voyage à Rurrenabaque (Amazonie bolivienne). Enseignement programmé en 2015 pour les élèves techniciens supérieurs de la Faculté des Sciences de l’élevage du bétail sur les animaux parasites.

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Expédition « candirus ». Rio Béni. Novembre 2014.

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Sur une piste de Rurrenabaque. Novembre 2014.

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En compagnie du Directeur de la Faculté des Sciences du bétail et de l’un de ses collaborateurs. Reyes. Novembre 2014.

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En compagnie de Davis Pommier, Directeur du Parc Naturel Madidi. San Buenaventura. Novembre 2014 .

1er projet : ce voyage avait initialement pour objectif de capturer des « candirus » vivants et d’étudier leur biologie en aquarium, les mélangeant à d’autres poissons plus grands afin de tenter de filmer leur alimentation hématophage.Pour diverses raisons, l’expédition prévue n’a pas donné les résultats prévus et j’ai donc dû repousser ce projet à 2015. Les « candirus » ou « caneros » sont de petits poissons-chats amazoniens qui appartiennent à la famille des Trichomycteridae et à la sous-famille des Vandelliinae, principalement du genre Vandellia. Ils présentent la particularité de se nourrir exclusivement de sang aux dépens d’autres poissons, leurs hôtes habituels mais occasionnellement aux dépens de mammifères dont l’homme. Pour les lecteurs intéressés, je vous invite à vous rendre sur la page d’accueil du site et de cliquer sur l’onglet rouge ‘Visualiser ma chaîne You Tube ». Vous aurez accès à 3 vidéos qui leur sont consacrées. Vous pourrez y voir également des poissons de la même famille mais appartenant à la sous-famille des Stegophilinae, dont certains sont hématophages mais la majorité mangeurs de mucus ou carnivores.

2 ème projet : ce voyage m’a permis aussi de contacter à San Buenaventura (bourgade située face à Rurrenabaque, sur les berges du rio Béni), David Pommier, le nouveau Directeur du Parc Naturel Madidi dans le cadre d’un projet binational Bolivie-Pérou d’exploration. Il s’agit d’explorer les sources de la rivière Heath (et affluents), cours d’eau amazonien qui délimite la frontière entre les PN Madidi bolivien et Bahuaja Sonene péruvien, projet prévu pour 2016 et dans lequel je suis impliqué. Une réunion entre David Arranibar, Directeur du PN Bajuaja Sonene, David Pommier, les responsables du SERNAP (Servicio Nacional de Areas protegidas – dont dépend le PN Madidi) et moi-même, est normalement prévue en janvier ou février 2015 à La Paz, afin d’envisager les possibilités d’un tel projet, en collaboration également avec la Société Zoologique de Francfort (Allemagne) (se reporter pour plus d’informations à la page d’accueil du site à « Mes actualités » « 28 septembre – 04 octobre 2014 »).

3 ème projet : je me suis rendu à Reyes, une bourgade située à 25 km de Rurrenabaque, accessible par la route. Reyes est une région d’élevage de bovins (region ganadera). J’ai pu y rencontrer, avec l’aide de mon ami Lorgio Argandona, un « ganadero »qui avait fait appel à moi il y a environ 3 ans pour faire une expertise sur les attaques de chauves-souris « vampires » (Desmodus rotundus) sur son bétail, le docteur vétérinaire Martin Morales, Directeur par intérim et responsable de l’enseignement de la Faculté des Sciences du bétail de Reyes. Il a été programmé pour 2015 un enseignement pour les élèves techniciens supérieurs portant sur plusieurs thèmes dont les leishmanioses humaines et animales, les myiases, les chauves-souris « vampires », les « candirus » (attaques de poissons-chats « vampires ») et les serpents. Un projet d’enseignement similaire pour les étudiants en médecine vétérinaire de le Faculté Vétérinaire de Trinidad (Capitale du département amazonien du Béni), a été envisagé.

26-31 octobre : investigations sur la mortalité provoquée par piqûres de scorpions et préparation d’un enseignement spécifique destiné aux médecins de la région de Riberalta. Projet de voyage humanitaire avec la Marine bolivienne sur le rio Madre de Dios.

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Interview sur Canal 36 REITEL sur la problématique de le mortalité infantile due aux piqûres de scorpions Buthidae et sur celle due aux morsures de serpents venimeux durant la saison des pluies. Riberalta. 31 octobre 2014

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En compagnie d’officiers sur le pont du patrouilleur qui devra assurer la mission d’appui aux populations isolées en janvier-février 2015 sur le rio Madre de Dios. Riberalta – Amazonie bolivienne.

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En compagnie des officiers et sous-officiers de la Marine bolivienne qui ont participé à ma formation forêt du 15 au 25 octobre 2014. Riberalta.

 25-31 octobre 2014 : voyage à Riberalta (nord de l’Amazonie bolivienne).

1er projet : le séjour à Riberalta dans le cadre de la formation pour l’École de survie en forêt du CIOS (Centro de Instrucción y Operaciones de Selva), a permis de rester sur place quelques jours de plus afin d’évaluer l’importance des envenimations scorpioniques sur la population urbaine et péri-urbaine de la ville, notamment sur les enfants, plus sensibles au venin de ces arachnides.

Les nombreux décès constatés sur des enfants sans aucune prise en charge thérapeutique sérieuse et adaptée ont attiré mon attention au point que j’ai donné une interview à la télévision locale (Canal 36 RAITEL) et sur « Radio Riberalta », afin d’attirer l’attention des autorités locales sur ce problème. A noter que Canal 36 avait fait un reportage quelques jours auparavant sur les tests de résistance à la douleur provoquée par les « fourmis feu » ou « coloradas » (Solenopsis), tests que j’avais organisé au CIOS. J’ai aussi parlé de l’intérêt d’une formation sur la biologie, la prévention et le traitement des envenimations ophidiennes en raison de l’augmentation significative des morsures de serpents lors de la saison des pluie. Il faut savoir que durant cette époque, 40 % de la population de Riberalta part en forêt durant plusieurs mois pour la récolte de la « noix de Para » (Berthollesia excelsa). Cette population est alors davantage soumise aux maladies parasitaires et infectieuses ainsi qu’aux morsures et piqûres d’animaux venimeux dont les serpents.

C’est ainsi qu’en accord avec la DIMUSA de Riberalta (Direction Municipale de la Santé), il a été prévu un enseignement destiné aux médecins de l’ensemble des postes de santé isolés de la région, enseignement portant sur les serpents et les scorpions.

Cette formation est prévue avec mon ami Gil Patrick Fernandez Coeuillet, biochimiste et Directeur du Laboratoire de Production des sérums anti-venimeux à l’Institut National des Laboratoires de Santé (INLASA) de La Paz, Institution dépendant du Ministère de la Santé. Je serai quant à moi chargé d’un enseignement sur la biologie et la prévention concernant serpents et scorpions tandis que Gil Fernandez se consacrera plus spécifiquement au protocole lié aux traitements.

Par ailleurs, il est prévu, avec l’aide de la population et de la Marine bolivienne (appui logistique), de capturer des centaines de scorpions à destination de l’INLASA dans le cadre d’un projet de  fabrication d’un sérum anti-venimeux anti-scorpionique.

2 ème projet : lors de la formation que j’ai donnée au CIOS du 15 au 25 octobre, j’avais inclus parmi mes élèves 7 officiers et sous-officiers de la Naval (ou Armada) (Marine bolivienne). Cela m’a permis de nouer des contacts positifs avec leur Commandant qui accepta de m’intégrer dans l’équipe médicale qui devra embarquer à bord d’un patrouilleur dans les prochaines semaines afin de porter aide et assistance aux populations rurales qui vont être isolées par les prochaines inondations. L’objectif est de partir plusieurs semaines sur le rio Madre de Dios. La navigation se fera uniquement de jour en raison des dangers liés à la montée des eaux et aux violents courants chargeant des troncs d’arbre.

Mon rôle serait de donner une formation aux médecins du bord sur les envenimations ophidiennes principalement (biologie, prévention et traitement). Ce voyage devrait me permettre également d’approfondir mes investigations sur les pathologies existantes. Ma disponibilité dépendra cependant de la date du départ prévue en janvier. Je dois en effet me rendre à nouveau à deux reprises en Amazonie péruvienne durant les mois de janvier et février 2015, respectivement pour préparer puis donner ma conférence à l’Université Nationale de l’Amazonie du Madre de Dios (UNAMAD), de Puerto Maldonado, sur le « futur des Peuples Indigènes en Isolement Volontaire ».

 

10-25 octobre 2014 : formation au CIOS de Riberalta (École de survie en forêt) de l’Armée de Terre bolivienne (nord de la Bolivie) sur la psychologie en milieu hostile et sur les risques liés aux animaux parasites et venimeux.

ICONOGRAPHIE A COMPLÉTER

10-25 octobre 2014 : formation assurée aux officiers et sous-officiers de l’École de survie en forêt (CIOS – Centro de Instrucción y Operaciones de Selva). Ce Centre d’entrainement est situé à 10 km de Riberalta, dans le département amazonien du Béni, près de la frontière brésilienne.

Une première formation avait été assurée du 28 octobre au 01 novembre 2013 aux instructeurs du CIOS.

Il est prévu (en discussion) une formation inter-arme plus complète pour 2015, formation incluant les gestes d’urgence et les moyens d’évacuation en cas de crash aérien ou en cas de naufrage.

La formation a porté sur la psychologie en milieu hostile et sur les animaux parasites et venimeux d’Amazonie.

Comme en 2013 (CIOS) et en 2014 (ESCONBOL), la formation théorique (1 semaine) s’est accompagnée d’une formation pratique (4 jours en forêt) avec notamment des tests de résistance à la douleur provoquée par piqûres de différentes espèces de fourmis venimeuses dont les redoutables Solenopsis (« fourmis feu »), Pseudomyrmex et Paraponera, ainsi que la manipulation d’animaux venimeux tels que serpents, scolopendres, araignées, chenilles de papillons…). Ces tests ont un rôle éducatif car ils s’accompagnent de notions de biologie et permettent de mieux faire connaître ces animaux dangereux et de mieux  les appréhender dans leur milieu naturel. Au niveau de la gestion du stress, la tolérance aux piqûres et aux morsures confère aussi plus d’assurance aux élèves officiers et sous-officiers  par rapport aux soldats qu’ils doivent ensuite former. Cette connaissance leur assure de surcroît une assise psychologique et un respect hiérarchique accrus Tous les tests se font sur la base du volontariat et en présence de médecins. Par ailleurs, ces expérimentations permettent de sensibiliser les personnels médicaux et infirmiers à certaines situations d’urgence comme les réactions allergiques et les chocs anaphylactiques ainsi que de les préparer à traiter une envenimation significative.

 

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Certificat concernant ma formation délivré par le Commandant du Régiment « Jordan » de l’École de survie en forêt » CIOS

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Diplôme et attestation de stage remis à l’un des élèves officiers par le Commandant du CIOS et par moi-même;

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Cérémonie de remise des diplômes concernant ma formation au CIOS.

 

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Remise des diplômes aux élèves par le Colonel commandant la région militaire en présence du Lieutenatn-Colonel commandant le CIOS.

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Je reçois un certificat qui reconnait officiellement ma formation par le Commandant du CIOS.

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La photographie traditionnelle.

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Partie de la formation pratique. Manipulation d’un serpent venimeux Bothrops atrox, responsable de la majorité des décès en Amazonie-Guyanes.

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Manipulation d’arthropodes venimeux dans le cadre de la gestion du stress et de la lutte contre les phobies animales. Ici un grand mille-patte du genre Scolopendra.

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Manipulation de fourmis agressives. Tests de résistance à la douleur.

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Manipulation des redoutables Paraponera clavata, dont la piqûre est considérée comme la plus insoutenable de tous les insectes.

   

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Interview réalisée par la télévision locale sur les objectifs de ma formation. Ici durant une série de test savec les « fourmis feu » (Solenopsis) dont les piqûres douloureuses peuvent causer la mort par choc anaphylactique. Ces tests se déroulent toujours en présence d’un médecin disposant de stylos injecteurs d’adrénaline (épinéphrine), l’antidote contre les réactions allergiques majeures.

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Durant la formation pratique en forêt, avec une partie des stagiaires près du rio Béni.

  

 

16-20 septembre 2014 : sur les traces de Che Guevara en Bolivie.

16-20 septembre 2014 : voyage exploratoire sur les traces de Che Guevara à Camiri et à Lagunillas (sud de la Bolivie – Département de Santa Cruz).  Ce voyage a été précédé par un premier déplacement à Camiri du 09 au 11 août 2014, lequel m’aura permis de prendre contact avec Marco Yepes, un ancien combattant bolivien engagé dans la lutte contre la guérilla, aujourd’hui reconverti en maçon pour l’Armée de Terre (Ejército) ainsi qu’avec Reynolds Guardia dit « Sopita », qui fut le coiffeur de Régis Debré durant son incarcération dans la prison militaire de Camiri après son arrestation à Monte Agudo le 20 avril 1967.

A Camiri, j’ai ainsi pu visiter en compagnie de « Sopita » la cellule de Régis Debré, intégrée dans un Musée consacré à la guérilla du « CHE » et à la contra-guérilla. J’ai pu également dormir dans une minuscule chambre du petit hôtel (alojamiento) « Londres » où dormit le « CHE » en 1966. C’est aussi dans cet hôtel que fut découverte le 24 mars 1967 la présence de Haydée Tamara Bunke Bider, dite « Tania », comme faisant partie de la guérilla et  que furent saisis ses papiers d’identité et sa jeep.

Mon voyage a Lagunillas fut également très intéressant. Mon objectif était de préparer une expédition, une « première » je suppose par son trajet, par sa durée et par sa logistique, pour octobre 2015 j’espère. A cette fin, je suis entré en contact avec différentes personnes locales dont José Luis Guzmann, Président de la OTB (Organisation Territoriale Bolivienne) de Ñancahuazú, d’où le « CHE » initia sa guérilla début 1967. J’ai prévu avec lui de réaliser une expédition de 15 jours en saison sèche depuis Ñancahuazú (campement de base initial de la guérilla) jusqu’à El Yeso du Rio Grande, non loin du lieu où fut anéantie par l’Armée bolivienne la « retaguardia » dont faisait partie « Tania ». Le terrain parcouru est d’accès difficile et dangereux par le nombre de crotales qui y vivent. Il a été prévu la présence de deux autres personnes locales expérimentées et de deux chevaux pour transporter le matériel et la nourriture.

J’invite les lecteurs à découvrir sur You Tube ( http://youtu.be/QbQTzoOTMGg ) un diaporama que j’ai réalisé en juillet 2013 sur les traces de la guérilla de Che Guevara. Une suite en 2 étapes est prévue à cette aventure, à cheval depuis La Higuera jusqu’à Masicuri puis à pied avec des animaux de bât depuis Ñancahuazú jusqu’au Rio Grande – El Yeso, projet que j’ai exposé ci-dessus.

Les personnes intéressées par l’un de ces deux périples peuvent me contacter à ce sujet.

Pour accéder plus rapidement à la vidéo, il suffira de se rendre sur la page d’accueil du site et de cliquer sur « Ma chaîne You Tube » et enfin rechercher : « Che Guevara. En rafting sur le Rio Grande sur les traces de son ultime guérilla en Bolivie »

A noter que je me suis déjà rendu à plusieurs reprises sur les traces de la guérilla de Che Guevara (Vallegrande, El Picacho, La Higuera, El alto seco, Masicuri, descente en rafting du Rio Grande, qui constitua un axe stratégique pour les déplacements de l’ELN…) et que les expéditions prévues me permettront de compléter ma vision de ce que fut cette période de l’histoire récente de Bolivie.

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Chambre occupée en 1966 par Che Guevara. Hôtel « Londres » – Camiri – Bolivie

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Intérieur de la chambre occupée en 1966 par Che Guevara.

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Chambre occupée par Régis Debré durant son incarcération dans la prison militaire de Camiri. Au premier plan, vue de sa machine à écrire.

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Une ruelle de Lagunillas donnant sur la place centrale du village. Bolivie. 2014

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Maison typique de Lagunillas.

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En septembre 1966, cette maison de Lagunillas, donnant sur la place centrale, devenue aujourd’hui une boucherie, était un hôtel restaurant tenu par Mario Chavez. Le rôle de ce dernier onsistait à créer un point de contact et de ralliement pour la guérilla en même temps qu’une base logistique et de ravitaillement.

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Plaque murale commémorative de l’hôtel restaurant de Mario Chavez, dit le « lagunillero ».

 

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En compagnie de Ilda BLANCO devant sa maison d’hôte à Lagunillas. Ilda BLANCO a connu le « CHE » qu’elle considérait à l’époque avant-guérilla en 1966 comme quelqu’un de très secret, à qui elle offrait parfois de la nourriture car il semblait dans le besoin.

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Autobus assurant la liaison Lagunillas – Camiri. Septembre 2014.

 

 

 

 

 

 

 

 

28 septembre – 04 octobre 2014 : voyage exploratoire à Puno (Lac Titicaca péruvien). Projets de collaboration avec le SERNANP (Réserve Nationale du Titicaca et Parc National de Bahuaja Sonene en Amazonie).

Puno - Lac Titicaca péruvien - 29 09 2014. Réunion dans les bureaux du SERNANP avec le Directeur de la RN du Titicaca (Réserve Nationale), deux de ses collaborateurs et le Président des îles Kai Uros, dont la communauté altiplanique demeure la seule à continuer de vivre traditionnellement de chasse t et de pêche.

Puno – Lac Titicaca péruvien – 29 09 2014. Réunion dans les bureaux du SERNANP avec le Directeur de la RN du Titicaca (Réserve Nationale), deux de ses collaborateurs et le Président des îles Kapi Uros, dont la communauté altiplanique demeure la seule dans la baie de Puno à continuer à vivre traditionnellement de chasse et de pêche.

Puno - Lac Titicaca péruvien - 03 octobre 2014. Réunion au SERNANP avec le Directeur du Parc National Bahuaja Sonene (Amazonie) dans le cadre d'un projet d'expédition scientifique internationale prévu en 2016.

Puno – Lac Titicaca péruvien – 03 octobre 2014. Réunion au SERNANP avec le Directeur du Parc National Bahuaja Sonene (Amazonie) dans le cadre d’un projet d’expédition scientifique internationale prévu en 2016. La zone d’exploration ciblée est une zone inexplorée s’étendant dans les parcs naturels Bahuaja Sonene (Pérou) et Madidi (Bolivie).

 28 septembre – 04 octobre 2014 : voyage exploratoire à Puno (Pérou). 2 projets de collaboration à l’étude avec le SERNANP (Service National des Zones Naturelles Protégées par l’État).

1er projet : Réserve Nationale du Titicaca (baie de Puno).

Permettre aux derniers amérindiens d’origine Uros, constituant l’ultime population à vivre encore traditionnellement de chasse et de pêche sur des îles flottantes, près de la péninsule de Capachica, dans le nord de la baie de Puno, d’améliorer leurs conditions de vie par la création d’un élevage communautaire auto-géré de cochons dinde (« cuyes »). En contre-partie, cette population s’engagerait à diminuer la récolte des œufs d’oiseaux sauvages de la Réserve Nationale du Titicaca dans laquelle elle vit. Une autre condition serait de diminuer également la pression cynégétique sur l’avifaune concernée. Ces altiplaniques, en étant nommés, pour certains, gardes-parc communaux, dotés d’un uniforme et munis d’une carte d’accréditation du SERNANP seraient légitimement les meilleurs guides pour un tourisme orienté vers l’ornithologie et la découverte du milieu naturel.

2ème projet : Parc National de Bahuaja Sonene (Amazonie).

Se reporter pour de plus récentes informations à la page d’accueil « Mes actualités » « 19-29 novembre 2014 « .

Organiser une expédition internationale en 2016 pour inventorier la faune terrestre et aquatique d’une région amazonienne à ce jour encore inexplorée située à la fois dans le Parc National de Bahuaja Sonene (Pérou) et dans le Parc National Madidi (Bolivie).

A ce jour, côté péruvien, participation envisagée du SERNANP avec le Parc National Bahuaja Sonene et la Réserve Nationale Tambopata et le Musée d’Histoire naturelle de la UNMSA (Université Mayor de San Andrés). Côté bolivien, participation projetée du SERNAP (Service National des Zones Protégées).

Au niveau internationale, participation de la Société Zoologique de Francfort (Allemagne).

Ce serait la première fois en Amazonie  que 2 zones naturelles protégées appartenant à 2 pays différents collaboreraient dans un même projet scientifique d’envergure.

Au niveau de l’organisation, ma participation active interviendrait à la fois dans la coordination et dans la logistique (avec mon propre matériel d’expédition mis à disposition) et dans la formation des gardes-parc et des autres membres concernés à ce type d’expédition spécifique.

La zone ciblée pourrait abriter un groupe tribal non contacté à ce jour. Bien que les objectifs de l’expédition soient de nature strictement scientifiques, la psychologie individuelle et de groupe en cas de contacts devra être abordée dans la formation.

06-14 septembre 2014 : formation à l’ESCONBOL de Sanandita (École des Forces Spéciales de l’Armée de Terre bolivienne (Chaco – sud de la Bolivie) sur la psychologie en milieu hostile, les animaux parasites et venimeux.

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Entrée de l’ESCONBOL. L’École des Condors de Bolivie, la base d’entraînement des fores spéciales de l’Armée de Terre bolivienne.

 

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Photographie en compagnie des instructeurs de l’ESCONBOL devant le symbole de la base, le Condor.

 

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Formation théorique assurée sous forme de documents PowerPoint et de documents associés à un programme informatique spécifique (DVD-Rom).

 

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Formation théorique.

 

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Formation pratique. Manipulation d’arthropodes venimeux.

 

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Formation pratique. Manipulation de serpents venimeux et non venimeux.

 

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Tests de résistance à la douleur par piqûres de fourmis venimeuses et agressives du genre Solenopsis (« fourmis feu » « fire ants » « coloradas »). Présence d’un staff médical pour prévenir et/ou traiter une réaction allergique avec choc anaphylactique.

 

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Test de résistance à la douleur en posant la main sur un nid de Solenopsis durant 5 minutes. Œdème sur la main de l’auteur et formateur. Cette réaction inflammatoire est l’un des symptômes liés à l’envenimation.

 

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Remise des diplômes liés au stage. Paroles du formateur.

 

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Remise par le Colonel commandant la base d’un document reconnaissant la formation de l’auteur.

 

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Remise des diplômes aux stagiaires. Position caractéristique de soumission à l’autorité hiérarchique.

 

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Photographie souvenir en compagnie d’un groupe des forces spéciales dont les membres sont nommés « satinadores ».

 

 06-14 septembre 2014 : formation assurée aux instructeurs de l’école des forces spéciales de l’Armée de Terre bolivienne, nommée ESCONBOL (École des Condors de Bolivie). Ce camp d’entraînement est situé à Sanandita, à près de 40 km de Yacuiba (frontière avec l’Argentine). La formation a porté sur la psychologie en milieu hostile et sur les animaux parasites et venimeux du Chaco et d’Amazonie.

Des tests de résistance à la douleur provoquée par des morsures de fourmis terricoles du genre Solenopsis ont été inscrits dans la formation pratique. Ces tests ont un rôle éducatif car ils s’accompagnent de notions de biologie et permettent de mieux faire connaître ces insectes invasifs et les dangers qu’ils représentent pour les populations et leurs animaux domestiques en zone urbaine et péri-urbaine afin de mieux les appréhender dans leur milieu naturel. La tolérance à leurs piqûres donne aussi plus d’assurance aux instructeurs par rapport aux soldats qu’ils doivent former et cette connaissance leur assure une assise psychologique accrue. Tous les tests se font sur la base du volontariat. Par ailleurs, et c’est le point le plus important, ces expérimentations permettent de sensibiliser les personnels, y compris les personnels médicaux et infirmiers aux réactions allergiques et aux chocs anaphylactiques provoqués par les piqûres de ces fourmis agressives. L’objectif est de leur faire prendre conscience du danger que ces hyménoptères aculéates représentent pour les habitants, notamment pour les enfants, et de les sensibiliser à l’intérêt de disposer dans les dispensaires médicaux civils ou militaires d’adrénaline (épinéphrine) injectable.