Traduction :
Le site des conseils aux voyageurs pour l'Amazonie et pour les Guyanes.

Archives mensuelles : mai 2014

Les objectifs

Entre octobre 1981 et décembre 2016, j’ai réalisé près de 180 voyages, incluant expéditions, voyages exploratoires, missions à caractère scientifique, conférences institutionnelles et missions professionnelles aux objectifs divers dans les neuf pays ayant des territoires en Amazonie e/ou dans les Guyanes. Je projette désormais à partir de 2018/2019 de grandes explorations qui devraient constituer le point culminant de ma vie de voyageur naturaliste et d’explorateur, sur les pas des grands découvreurs du « siècle des lumières ». Elles consisteront, pour nombre d’entre elles, à descendre des sources parmi les plus importantes de l’Amazone ainsi que de celle du fleuve Orénoque, des hautes terres vers les basses terres. A titre personnel et comme premier objectif,  j’ambitionne de descendre des sources du rio Béni (Bolivie) jusqu’à Pucallpa ou Iquitos (Pérou) (Voir plus bas « Première expédition de la montagne Illampu et les sources du rio Béni »). Comme deuxième objectif, descendre des sources du rio Morona-Santiago (Équateur), en contournant le « Sangay », le volcan sacré, encore en activité, des Jivaros  de l’ethnie Shuar, jusqu’à Iquitos (capitale de la basse Amazonie péruvienne).

Chacun de ces projets ambitieux, qui devront durer plusieurs semaines chacun, aura pour but de dresser une sorte de radiographie de la région traversée en analysant la situation ethnoculturelle et politico-sociale ainsi que l’impact écologique des actions anthropiques sur le milieu et sur les faunes terrestre et aquatique.

Ces expéditions devraient intégrer des micro-projets humanitaires pour les populations isolées qui seront rencontrées sur le parcours mais devraient permettre également une implication dans la protection du milieu naturel et des peuplades amérindiennes en isolement volontaire, paradoxalement encore relativement nombreuses, en concertation avec les autorités gouvernementales et locales des pays concernés.

Les moyens

Des moyens légers et adaptés à la nature du terrain et des cours d’eau sont en cours d’élaboration en Bolivie. Il s’agit de canoës gonflables spécialement reconditionnés et protégés pour affronter les nombreux obstacles qui seront rencontrés. Dégonflés et pliés lorsque ce sera nécessaire, ils permettront de franchir par portage des obstacles terrestres et de parcourir des portions de forêt primaire pour joindre deux réseaux hydrographiques différents.

Les équipes

Pour chaque expédition, une petite équipe sera constituée. Elle devra être composée d’hommes dotés d’une forte motivation en raison d’un contexte hostile. Le groupe sera différent selon les pays traversés. Chaque équipe devra intégrer, selon l’importance du matériel nautique envisagé et hormis l’initiateur des expéditions, présent sur l’ensemble des projets, entre 3 et 5 personnes dont au moins un guide amérindien local (qui pourra être différent selon les tronçons). Deux scientifiques de terrain intégreront ce groupe avec pour mission de travailler sur des sujets prédéterminés en fonction des enjeux et/ou des intérêts locaux.

 La communication

Il s’agira de moyens de communication par transmission de données satellitaires (téléphone et B-Gan) en liaison avec les médias et les réseaux sociaux par le biais d’un blog mis à jour régulièrement. Des conférences de presse seront régulièrement données afin d’informer les autorités et le grand public des avancées de chaque projet en cours de réalisation.

La première expédition prévue depuis la montagne Illampu et les sources du rio Béni

Prévue pour 2018-2019, elle sera menée dans 2 pays, la Bolivie et le Pérou.

Elle sera terrestre dans un premier temps en partant des hauteurs de la montagne Illampu, qui culmine à 6.400 m, au cœur de la Cordillère royale bolivienne, dominant d’un côté le Lac Titicaca et de l’autre côté les plaines de l‘Amazonie. Dès que ce sera possible, les bateaux seront mis à l’eau afin de descendre et de remonter divers cours d’eau dont les rivières Béni et Madre de Dios et d’atteindre ainsi, après un long périple nautique, la ville de Puerto Maldonado, capitale du Département du Madre de Dios, en Amazonie péruvienne.

Après quelques jours passés sur place pour les points presse, la remise en état du matériel et le réapprovisionnement en nourriture et en carburant, l’équipe s’engagera (si autorisation préalable accordée) dans le Parc national de Manu sur les traces du célèbre cauchero Fitzcarraldo afin de retrouver le passage terrestre qu’il avait utilisé pour unir sur un plan commercial les réseaux hydrographiques des rios Madre de Dios et Ucayali, l’une des deux branches mères de l’Amazone. Cette tentative devrait constituer une première et ne pourra s’effectuer qu’avec l’appui de nombreux porteurs amérindiens vivant aux confins du Parc Manu, de la Marine péruvienne et du SERNANP (Service National des Aires Naturelles Protégées).

L’expédition devrait se terminer à Pucallpa ou à Iquitos après l’exploration de nombreux centres d’intérêts, notamment sur les plans ethnologique et paléontologique.

De plus amples explications seront communiquées en temps utiles…

22 mai 2014 – Montpellier – Conférence : aspects médico-vétérinaire liés à la pénétration des poissons-chats vampires d’Amazonie.

Conférence Montpellier 22 mai 2014 copier

  • Seminaire MIVEGEC. Annonce de la conférence de JL SANCHEZ  PDF téléchargeable.
  • Séminaire MIVEGEC. Institut de Recherche pour le Développement (IRD), CNRS (Centre National de la Recherche Scientifique) et Universités de Montpellier 1 et 2.

22 mai 2014 : les Trichomycteridae-Vandelliinae – Ethno-médecine et ichtyologie. Aspects médicaux associés à la pénétration chez l’homme des « poissons-chats vampires » d’Amazonie.